Blog d'actualités 2026

La HAS recommande la vaccination antigrippale obligatoire de l'ensemble des professionnels de santé

La Haute Autorité de santé (HAS) recommande la mise en place d'une obligation vaccinale annuelle contre la grippe pour l'ensemble des professionnels de santé, qu'ils soient salariés ou libéraux, de même que pour les autres professionnels travaillant dans des établissements de santé ou médico-sociaux hébergeant des personnes âgées, ainsi que pour les étudiants des filières médicales et paramédicales, dans une recommandation diffusée ce 20 juillet 2026.

La Haute Autorité préconise le déploiement prioritaire de cette obligation dans les Ehpad et dans les unités de soins de longue durée (USLD) "compte tenu de la vulnérabilité particulière des personnes hébergées" du fait de leur âge et de leur exposition répétée avec les soignants.

Pour les autres structures, elle recommande un "déploiement progressif sur une période de deux ans renouvelables un an, dans un cadre concerté, afin de garantir la faisabilité et l'acceptabilité de la mesure".

Recommandations HAS

Signature d'une charte d’engagement pour le renforcement de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles

Les 7 ordres nationaux de professionnels de santé (chirurgiens-dentistes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, médecins, pédicures-podologues, pharmaciens et sages-femmes) ont signé le 2 juillet 2026 une « charte d’engagement pour le renforcement de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) ».

Le 17 janvier 2025, le Gouvernement a présenté un plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles en santé dont les neuf mesures visent à accueillir la parole des victimes, les accompagner davantage et renforcer l'efficacité des procédures engagées à la suite de faits de violences identifiés.
Les Ordres des professions de santé confirment ici et actent sans ambiguïté leur engagement dans la lutte et pour la prévention contre toutes les formes de violences, notamment les violences sexistes et sexuelles.
D'une part, les professionnels de santé autorisés à exercer en France, en contact étroit avec les usagers du système de santé, doivent, en cas de détection de signes de violence, agir pour venir en aide aux victimes, les protéger et les orienter et signaler les violences aux autorités compétentes dans le cadre fixé par la loi.
D'autre part, ces professionnels peuvent être les victimes directes de violences sexistes et sexuelles de la part d'autres professionnels ou des usagers du système de santé, pour lesquelles les Ordres doivent prendre toutes les mesures nécessaires notamment disciplinaires appropriées à l'encontre des agresseurs qui relèvent de leur champ de compétence.
Conscients du rôle déterminant des Ordres nationaux dans l'approche exemplaire qu'ils doivent mettre en oeuvre, prolonger et promouvoir, les Conseils nationaux des Ordres réaffirment leur engagement à développer des actions de prévention, de formation et de suivi, dans un cadre exigeant, partenarial et transparent, assurant la mobilisation de toutes les parties prenantes.
La présente charte illustre les engagements des Conseils nationaux des Ordres de santé en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles qu'elles visent des personnes majeures ou mineures, dont les actions sont détaillées dans les conventions individuelles de collaboration conclues par chaque Conseil national avec la Miprof et la DGOS pour leur mise en œuvre effective."

Charte d'engagerment

Fondation MNH - Synthèse du 3ème colloque "Recherches et innovations sur la santé des professionnels de santé"


PARTIE 1 : Des risques désormais objectivés par la recherche
PARTIE 2 : Pourquoi investir dans la santé des professionnels de santé ? Enjeux sociaux, économiques et de prévention
PARTIE 3 : De la recherche à l’action : transformer les pratiques de terrain

Document de synthèse

Santé des praticiens hospitaliers : résultats de l'enquête du SNPHARE "What Health ?"

Communiqué de Presse du "Syndicat National des Praticiens Hospitaliers Anesthésistes Réanimateurs Elargi" :

"A l’occasion de sa Journée Thématique du 19 juin à Paris, le SNPHARE a présenté les résultats de son enquête sur la santé des médecins, pharmaciens et odontologistes hospitaliers : “WHAT HEALTH ?” , réalisée du 14 octobre 2025 au 15 janvier 2026.

Un état des lieux sur la santé physique et mentale, hygiène de vie (sport, alimentation, addictions), grossesse, suivi médical.

3611 réponses et une population représentative des PH

Un constat alarmant sur la situation des praticiens hospitaliers :

Un impact négatif du travail sur la santé physique pour 48% et sur la santé mentale pour 63% des praticiens.
Un retentissement de la santé mentale sur le travail considéré comme fréquent pour près de 20 % des répondants.
Un taux de troubles anxieux très supérieur à celui de la population générale.
Une santé mentale particulièrement altérée chez les plus jeunes et les 55-59 ans,
Une mauvaise qualité de sommeil, une activité physique régulière insuffisante et une consommation d’alcool préoccupante.
Un manque de suivi médical plus qu’inquiétant : 1 praticien sur 5 n’a pas de médecin traitant, plus de 80% n’ont pas de suivi par la médecine du travail.
Des informations inacceptables concernant la grossesse : un taux de prématurité 2 fois supérieur à la population générale, un défaut d’adaptation des conditions de travail dans 4 grossesses sur 5, un recours au congé pathologique supérieur à la population générale."

Communiqué de Presse

Plan pour la santé des professionnels de santé

22/05/2026

La ministre de la Santé, le ministre du Travail et des Solidarités, et la ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées présentent un plan pour la santé des professionnels de santé.

" Près de la moitié des soignants ont déclaré être tombé malades au cours des trois derniers mois, soit près du double des salariés (27 %).

A force de servir les autres, on peut s’oublier soi-même. De fait, notre système de santé peut épuiser ceux sur lesquels il repose. Et notre système de santé ne peut être fort avec des professionnels malades, épuisé ou en souffrance. C’est une question d’éthique, d’efficacité et de cohérence. Autrement dit, prendre soin de ceux qui prennent soin est la condition de tout le reste.

C’est pourquoi des efforts ont été réalisés. La stratégie nationale de 2016, l’observatoire dédié à la qualité de vie des professionnels de santé sont des jalons réels de cet effort. Mais la lucidité oblige à dire qu’ils n’ont pas suffi. Le rapport ministériel sur la santé des professionnels de santé publié en 2023 nous appelait à aller plus loin.

C’est pourquoi ce plan s’ancre dans une méthode : s’appuyer sur les initiatives de terrain déjà conduites, identifier les mesures immédiatement mobilisables, et articuler son action avec celle de nos autres engagements, concernant notamment les violences, les addictions, la santé mentale ou la parentalité. (…)

Quatre priorités structurent ce plan :

- Outiller et accompagner les professionnels, y compris les étudiants.
- Prévenir, notamment en santé mentale, ce qui suppose un changement culturel dans les organisations de soins.
- Réduire les risques professionnels, par la prévention et un dialogue social renforcé à l’hôpital comme dans le médico-social.

Et enfin, inscrire la santé des soignants dans la durée comme une priorité institutionnelle, un engagement de fond qui doit survivre à l’application de ce plan."

Plan pour la santé des professionnels de santé

Certification périodique des professions de santé : les référentiels sont publiés

02/03/2026 - La direction générale de l’offre de soins (DGOS) et le conseil national de la certification périodique (CNCP) annoncent la publication officielle de l’arrêté relatif aux 52 référentiels de certification périodique pour l’ensemble des professions de santé à ordre. Cette étape marque l’entrée de la certification périodique dans une nouvelle phase de déploiement afin de soutenir la qualité des pratiques professionnelles et la sécurité des soins.

Référentiel de certification périodique pour les médecins spécialistes du CNP de Médecine du Travail

Article du CNOM sur la certif périodique

5ème CONFÉRENCE DE CONCERTATION SUR LES RISQUES PSYCHO-SOCIAUX ET LES VIOLENCES SEXUELLES ET SEXISTES

Le SNPHARE publie les résultats de l'enquête MIR@MAR sur les aspirations des médecins exerçant en réanimation

Le Syndicat National des Praticiens Hospitaliers Anesthésistes Réanimateurs a réalisé, du 8 décembre 2025 au 8 février 2026, une enquête nationale auprès des praticiens exerçant en soins critiques dans les établissements publics de santé. Les résultats permettent de formuler de nombreuses propositions pour améliorer les conditions de travail des médecins exerçant en réanimation.
Cette enquête a surtout pour but de connaître les aspirations des médecins exerçant en réanimation (équilibre entre continuité des soins et charge de travail hebdomadaire, volume de la journée et de la nuit de travail, activités non cliniques, facteurs d’attractivité…).
De manière générale, leurs attentes portent sur :
- Le respect de l’équilibre vie professionnelle – vie personnelle, que vient percuter la nécessaire continuité des soins dans cette discipline
- La reconnaissance de la pénibilité du métier, particulièrement liée aux exigences de la permanence des soins
- La valorisation de l’appartenance à une équipe.

Résultats de l'enquête

Rapport de l'IGAS Attractivité des métiers de l’autonomie : pour une nouvelle stratégie de réduction des risques professionnels

Février 2026 - Attractivité des métiers de l’autonomie : pour une nouvelle stratégie de réduction des risques professionnels

Dernier volet des trois missions sur l’attractivité des métiers du médico-social, le rapport de l’Igas examine la qualité de vie et les conditions de travail (QVTC) dans le champ de l’autonomie, qui regroupe le grand âge et le handicap. Il s’agit de l’un des secteurs les plus exposés aux accidents du travail en France.

Les professionnels du secteur y sont exposés à des risques quotidiens, principalement les manutentions manuelles et les agressions. On constate ainsi un nombre d’accidents du travail 2,5 fois supérieur à la moyenne nationale et 1,7 fois supérieur au secteur du BTP.

Les accidents les plus graves se concentrent notamment dans les services à domicile, de soins et d’aide, les Ehpad et accueils de jour, les maisons d’accueil spécialisées, les foyers et les établissements d’accueil médicalisés.

Cette sinistralité représente un coût estimé à 20 000 équivalents temps plein en 2023, soit près de 0,9 Md€. Elle se traduit également par des départs prématurés pour inaptitude, contribuant à un turn-over du personnel.

Rapport et Annexes (bas de page)

ANACT : Kit #5 QVCT pour les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux 

Kit réalisé par l'Aract Île-de-France en partenariat avec l'Agence Régionale de Santé d'Île-de-France. A destination des établissements sociaux, sanitaires et médicaux-sociaux franciliens, il guide pas à pas dans la démarche QVCT.
ANACT Kit QVCT EMS

Version Digitale Animée

“Les Survivants” : le rapport national qui brise le silence sur la souffrance des soignants face à la mort de leurs patients


"Chaque jour, dans les hôpitaux français, des soignants accompagnent leurs patients jusqu’au dernier souffle. Ils ferment des paupières, soutiennent des familles, puis, sans délai, reprennent leur tournée. La mort s’invite dans leurs journées comme une tâche de plus, absorbée dans la routine du soin. Mais cette répétition, invisible aux yeux du public, laisse des traces profondes : angoisse, fatigue morale, sentiment d’isolement. Derrière les chiffres d’activité se joue un drame silencieux, celui d’hommes et de femmes confrontés sans cesse à la perte, sans espace pour déposer leur peine.

C’est précisément cette réalité que le rapport “Les Survivants”, dirigé par le Pr Thibaud Damy (Hôpital Henri-Mondor, Créteil), met aujourd’hui en lumière.

Basé sur une enquête nationale menée auprès de 384 soignants hospitaliers, il dévoile une souffrance émotionnelle largement méconnue : absence de formation à la fin de vie, manque de soutien psychologique, épuisement moral et burn-out latent. Ce travail inédit dresse le portrait d’un système qui soigne les autres, mais oublie souvent de protéger ceux qui soignent."

Rapport National

ANACT : "Management hospitalier : 5 enseignements issus du terrain"

Article de janvier 2026

Comment soutenir les manageurs hospitaliers dans des organisations en évolution, face à des contraintes fortes, et des attentes croissantes ? Comment les aider à réguler l’activité avec leurs équipes, à améliorer les conditions de travail et à faire face aux aléas quotidiens ?

Ces questions sont au cœur de la formation "Parcours Manageurs", un projet national piloté par la DGOS. Dans ce cadre, l’Anact a conçu un parcours de formation et l'a expérimenté en conditions réelles dans plus d’une dizaine d’établissements sanitaires et médico-sociaux afin de tester ses contenus et ses modalités pédagogiques, et d’en mesurer les effets sur les pratiques managériales et l’organisation du travail.
Les enseignements issus de ces expérimentations ont directement nourri la formation et éclairent les leviers d’un management hospitalier réussi pour mieux soutenir les équipes.

5 clés pour renouveler le management hospitalier :

- Redonner des marges de manœuvre au management.
- Faire de la discussion sur le travail un rituel professionnel.
- Ancrer les pratiques dans le réel via des situations-chantier.
- Développer des communautés managériales.
- Aider les manageurs à organiser et soutenir les coopérations dans leurs équipes, au service de la QVCT, de la performance et de l’attractivité

Enquête nationale sur le « Moral Injury » des soignants

Le « Moral Injury », c’est le sentiment de décalage profond entre les valeurs et principes des professionnels de santé et les réalités du terrain.

Contrairement au burnout, souvent associé à une responsabilité individuelle, le « Moral Injury » met en lumière des tensions organisationnelles qui peuvent engendrer une démoralisation croissante, des répercussions sur la santé et le bien-être, et, pour certains, l’idée de quitter un métier choisi par passion et conviction. Ce sujet vous parle ? Répondez à la première enquête nationale, portée par le Centre d’Études et de Recherches sur les Services de Santé et qualité de vie, qui vise à mieux comprendre ce phénomène et à identifier des leviers d’action pour améliorer nos conditions de travail et la qualité des soins. Temps de réponse : environ 20 minutes.

Enquête "Moral Injury"


Professionnels de santé : des campagnes de sensibilisation européennes pour lutter contre la violence au travail

L’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) a publié une étude de cas mettant en lumière des campagnes de sensibilisation réalisées dans plusieurs pays européens qui ont pour objectif de lutter contre la violence envers les professionnels de la santé et ceux du secteur médico-social.

La violence à l’égard des soignants est un problème signalé dans différents Etats membres de l’Union européenne. Celui-ci entraine des conséquences négatives à la fois pour les travailleurs, mais aussi pour le système de santé dans son ensemble, notamment en termes d’augmentation du stress, de baisse de qualité des soins, de diminution de la motivation et de la satisfaction professionnelles, ou encore des problèmes structurels du fait que certains professionnels – particulièrement les femmes – quittent la profession, réduisent leurs heures de travail ou optent pour le temps partiel en raison de la violence.

Face à ce phénomène, plusieurs pays européens ont mis en œuvre des campagnes de sensibilisation visant à réduire les agressions et favoriser une culture de respect parmi les patients, leurs proches et le grand public.

Selon l’étude de cas de l’EU-OSHA, les campagnes de sensibilisation atteignent leur plein potentiel lorsqu’elles s’inscrivent dans des stratégies globales et de long terme.

Pour être le plus efficace possible, elles doivent donc combiner des incitations aux changements comportementaux (sensibiliser le public au respect des soignants), des interventions structurelles (renforcer la sécurité dans les établissements de santé) et des réformes politiques (mettre en place des protections législatives pour le personnel de santé).


Exemples européens et Conclusions (Eurogip)