Blog d'actualités 2025

Auxiliaires de puériculture : prévenir les risques et améliorer les conditions de travail

Oct. 2025 - Webinaire et Fiche pratique issus de l'Espace Droit de la Prévention de la CNRACL

Fiche Pratique

Webinaire

Prévenir les risques et améliorer les conditions de travail des auxiliaires de puériculture - Recommandation issue de l’appel à projets piloté et soutenu par le Fonds national de prévention de la CNRACL

Guide & Recommandations


Prévenir les risques professionnels des équipes soignantes en milieu hospitalier

Recommandation issue de l’appel à projets piloté et soutenu par le Fonds national de prévention de la CNRACL (espace "droit de la prévention")

"Contexte :
Le personnel  hospitalier est exposé pour 37 % à des agressions physiques. Ce chiffre s’élève à 84 % pour les aides-soignants. A ces risques physiques, s'ajoutent notamment les risques organisationnels, puisque dès 2003, l'enquête nationale de la DARES pointait "un travail sous pression", des moyens techniques insuffisants en quantité, des tâches administratives et logistiques chronophages, une organisation trop rigide et trop centralisée, des surcharges de travail importantes qui affectent la vie privée, une perte de sens et des conflits de valeur avec un sentiment de qualité empêchée et des cadres de santé eux aussi mis à  mal dans leur exercice professionnel.

Cinq leviers pour transformer le quotidien hospitalier :


1. Recréer du lien dans les équipes
La cohésion n’est pas un luxe, c’est une nécessité. Former les encadrants à un management participatif, instaurer des temps d’échange, valoriser les projets portés par les agents : autant d’actions qui redonnent du sens au collectif.

- Encourager le travail collaboratif et la solidarité
- Favoriser les temps d’échange et la communication interne
- Soutenir des projets portés par les agents eux-mêmes

2. Réparer l’organisation du travail
Plannings surchargés, interruptions incessantes, tâches parasites… Il est temps de repenser les rythmes pour permettre aux soignants de retrouver de la maîtrise sur leur quotidien. L’articulation entre vie professionnelle et personnelle doit redevenir un droit, pas un combat. Au-delà des murs, c’est l’image de l’établissement qui doit évoluer. Espaces de repos, reconnaissance du travail, soutien psychologique : des gestes concrets pour fidéliser les équipes et attirer de nouveaux talents.

- Mettre en place des outils de gestion du temps adaptés
- Réduire les tâches chronophages et les surcharges
- Améliorer la flexibilité et l’autonomie des agents

3. Soutenir les encadrants, piliers invisibles
Souvent pris entre le marteau et l’enclume, les cadres ont besoin d’un accompagnement renforcé. Leur rôle de régulation est essentiel pour prévenir les tensions et favoriser un climat de travail apaisé.

- Développer les compétences relationnelles et organisationnelles
- Promouvoir un leadership bienveillant et à l’écoute
- Impliquer les équipes dans les décisions et projets transversaux

4. Penser la santé au travail
Il s’agit de revoir l’accueil des nouveaux agents, l’inclusion des personnels fragilisés, le maintien dans l’emploi. En parallèle, il faut aussi prévenir et en créant un sentiment de sécurité et en protégeant mieux les soignants : autant de dimensions à intégrer dans une politique RH ambitieuse et humaine.

- Sensibiliser et former les agents à la gestion des conflits
- Renforcer les dispositifs d’alerte et de soutien
- Créer un environnement de travail sécurisant

5. Capitaliser sur le présent et projeter sur l’avenir
Une approche en mode projet qui marque une évolution vers une gouvernance plus transparente et participative, où chaque acteur — du cadre de santé à l’aide-soignant — peut contribuer à l’amélioration continue des conditions de travail.

- Mettre en place des indicateurs de suivi
- Valoriser les retours d’expérience
- Adapter les actions en fonction des résultats observés

Document intégral


Secteur sanitaire et social associatif : convention OETH et AGEFIPH 


L’association OETH conseille et accompagne les employeurs du secteur sanitaire, social et médico-social associatif dans leurs démarches de recrutement et de maintien en emploi des salariés en situation de handicap.

A compter de janvier 2026 l'association OETH et l’Agefiph s’accordent sur une convention commune permettant de poursuivre la politique handicap de la Branche.
(La loi du 5 septembre 2018 relative à la liberté de choisir son avenir professionnel prévoit que les accords handicap conclus par des branches ou des entreprises ne peuvent être agréés plus de deux fois. Dans ce cadre, l’agrément du dernier accord de Branche pour le secteur sanitaire et social à but non lucratif porté par l'OETH, s’achèvera au 31 décembre 2025.)




Accidents au travail dans le secteur de la santé et des soins sociaux

Rapport de l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) - Nov. 2025

Ce rapport examine la prévalence des accidents liés au travail dans le secteur de la santé et des services sociaux, qui sont en hausse dans l’UE – posant des défis pour les travailleurs, les organisations et la société. Il présente des mesures techniques, organisationnelles et de prévention des accidents du comportement humain basées sur un modèle de cause à effet.

Pour chaque type d’accident, des exemples de bonnes pratiques de prévention sont présentés, accompagnés de lacunes en recherche et en connaissances. Les orientations politiques visent à protéger la santé des travailleurs et à préserver la qualité des soins ainsi que la santé publique.

Rapport OSHA (Anglais)

Résdumé (Anglais)

Enquête sur la santé mentale des infirmières et médecins dans l’Union européenne, l’Islande et la Norvège

Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) - Nov. 2025

L’enquête Mental Health or Nurses and Doctors (MeND), menée par le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe dans le cadre d’un accord de contribution avec la Commission européenne, visait à explorer la santé mentale, le bien-être et les conditions de travail des médecins et infirmiers dans les 27 pays de l’Union européenne ainsi que l’Islande et la Norvège.

L’enquête a été diffusée d’octobre 2024 à avril 2025 dans les 29 pays, recueillant 122 048 réponses, dont 90 171 valides.

Les résultats ont indiqué une forte prévalence de troubles mentaux et de conditions de travail dangereuses – y compris la violence, l’extension des horaires et le travail en horaires – dans tous les pays étudiés. Les conditions de travail dangereuses étaient associées à une santé mentale moins bonne ; Inversement, la présence de soutiens et de facteurs protecteurs au travail était associée à une meilleure santé mentale. Sept actions politiques sont listées pour aider les États membres à prioriser les actions visant à améliorer les conditions de travail et à suivre les progrès."

Publication (Anglais)

Violences envers les médecins : les signalements en forte hausse

Octobre 2025 - L'Observatoire de la sécurité des médecins publie les résultats de son enquête 2024, recensant les violences déclarées par les médecins.

"Les résultats de l'enquête 2024 sont plus que préoccupants : les déclarations d'incidents aux conseils départementaux de l'Ordre ont augmenté de 26% par rapport à 2023, passant de 1581 à 1992. En cinq ans, le nombre de signalements a plus que doublé, confirmant qu'il ne s'agit plus d'événements isolés, mais d'un problème structurel qui fragilise l'ensemble de la profession médicale."

Lire l’intégralité des résultats

RAPPORT 2025 DE L'OBSERVATOIRE NATIONAL DES VIOLENCES EN SANTÉ

QVCT - Prévenir les risques professionnels des équipes soignantes en milieu hospitalier

Sept. 2025.
Le Fonds national de prévention de la CNRACL présente sa recommandation « Prévenir les risques professionnels des équipes soignantes en milieu hospitalier », fruit des travaux menés par 8 employeurs dans le cadre d’un appel à projets portant sur cette thématique.
Cette recommandation s’organise autour de quatre grandes thématiques visant à améliorer la dynamique psychosociale des équipes et à conforter les collectifs de travail dans l’exercice de leurs missions : 

1. Renforcer la cohésion et l’autonomie des équipes soignantes

2. Garantir une bonne organisation du travail et une meilleure articulation vie professionnelle et personnelle aux agents : Mieux gérer le temps de travail des agents

3. Favoriser l’attractivité des établissements et la fidélisation des agents

4. Développer une politique de santé au travail : de l’intégration du nouveau collaborateur au maintien dans l’emploi

Le guide pointe entre autres que :

  • Les soignants peuvent être exposés à différents facteurs de risques psychosociaux (RPS) qui dépendent notamment de l’organisation du travail et peuvent impacter leurs conditions de travail et leur santé : tensions relationnelles, absence de cohésion, manque d’autonomie et de responsabilisation (faible latitude décisionnelle), changement de culture professionnelle ou encore méconnaissance des contraintes des services.
  • Le personnel hospitalier est aussi exposé à d’autres facteurs de risques, tous générateurs de stress impactant la santé :

- Des comportements d’hostilité et de manque de respect, le manque de reconnaissance et les agressions verbales et physiques.
- Des moyens techniques insuffisants en quantité, inadaptés ou vétustes (matériel et locaux).

- Des tâches administratives et logistiques chronophages, qui viennent diminuer le temps de soins et dégrade la qualité du travail/la qualité de vie au travail.

- Une organisation trop rigide et trop centralisée (cycles, congés…) ; une réelle difficulté à gérer des plannings qui changent constamment, en lien avec la problématique de l’absentéisme.

- Des surcharges de travail importantes : une qualité de vie au travail dégradée et un absentéisme/turnover importants qui en résultent ; une pénurie de professionnels de soins, en particulier d’infirmières.

- Une perte de sens/des conflits de valeur : les équipes ont le sentiment d’être des instruments de soins et de réaliser un « travail à la chaîne » ; les professionnels entendent un discours de rationalité économique qui n’est pas en adéquation avec leur perception du métier et leurs valeurs. Ils ont le sentiment que les réorganisations et changements d’organisation sont imposés et non proposés.

- Des cadres de santé eux aussi mis à mal dans leur exercice professionnel, ne disposant pas des moyens nécessaires pour préserver leurs équipes se traduisant par des incompréhensions de la part des agents voire des conflits.



RAPPORT 2025 DE L'OBSERVATOIRE NATIONAL DES VIOLENCES EN SANTÉ

Le rapport des données 2023 et 2024 de l’ONVS met en exergue une réalité préoccupante :
- la persistance, voire l’aggravation, des actes de violences en santé qu’ils surviennent en établissement de santé, en établissement médico-social ou en structure de ville.
- La hausse des déclarations reflète à la fois une intensification de la problématique et une meilleure appropriation de la plateforme nationale, comme en témoigne le nombre croissant de signalements.
Néanmoins, cette dynamique ne doit pas occulter les nombreuses limites encore présentes, notamment la sous-déclaration persistante dans le secteur libéral et médico-social, ainsi que l’hétérogénéité des remontées d’informations entre les établissements, les services de soins et les régions.

Rapport ONVS

La loi visant à renforcer la sécurité des professionnels de santé est parue le 10 juillet 2025 au Journal officiel

Enquête 2025 sur le bien-être des étudiant(e)s infirmier(e)s

"Soigner ceux qui soignent, le pari gagnant de l’hôpital Foch"

Article paru dans le magazine "Hospitalia", et qui met en exergue la politique et les initiatives innovantes de l'hôpital FOCH en matière de Qualité de Vie et des Conditions de Travail des soignants.

Article d'Hospitalia

Santé mentale : les soignants 2 à 3 fois plus exposés que les actifs

Une enquête Odoxa pour la Mutuelle Nationale des Hospitaliers et Le Figaro Santé, avec le concours scientifique de la Chaire Santé de Sciences Po

Synthèse et rapport complet

Arrêté du 3 mars 2025 fixant le modèle d’avis d’aptitude, d’avis d’inaptitude, d’attestation de suivi individuel de l’état de santé et de proposition de mesures d’aménagement de poste

Arrêté du 3 mars 2025 modifiant l’arrêté du 16 octobre 2017. Le texte entre en vigueur le 1er juillet 2025.

"A l’issue de toutes les visites, réalisées par un professionnel de santé du service de prévention et de santé au travail, (à l’exception de la visite de pré-reprise), une attestation de suivi conforme au modèle figurant à l’annexe 1 est remise au travailleur et à l’employeur.
Toutefois, si le travailleur bénéficie d’un suivi individuel renforcé en raison de son affectation à un poste mentionné à l’article R. 4624-23 du code du travail, un avis d’aptitude ou un avis d’inaptitude conforme aux modèles figurant aux annexes 2 et 3 lui est remis ainsi qu’à l’employeur à l’issue des visites d’aptitude réalisées à
l’embauche, par le médecin du travail, et leurs renouvellements périodiques.
Par ailleurs, en application de l’article L. 4624-4, à l’issue de toute visite (à l’exception de la visite de pré-reprise) réalisée par le médecin du travail, celui-ci peut, s’il l’estime nécessaire, délivrer au travailleur et à l’employeur un avis d’inaptitude conforme au modèle figurant à l’annexe 3, qui se substitue à l’attestation de suivi.
Enfin, en application de l’article L. 4624-3, à l’issue de toute visite réalisée par le médecin du travail (à l’exception de la visite de pré-reprise), celui-ci peut remettre au travailleur un document conforme au modèle figurant à l’annexe 4 préconisant des mesures d’aménagement de poste, qui accompagnera selon les cas soit l’attestation de suivi, soit l’avis d’aptitude remis à l’issue de la même visite. Ce document peut également être délivré par le médecin du travail après une première visite, dans l’attente de l’émission d’un avis d’inaptitude."

Arrêté et ses annexes

Violences sexistes et sexuelles en santé (VSS)

20/01/2025

Yannick Neuder, ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, annonce un plan d’actions pour "en finir avec l’inacceptable".

Pour décliner ce plan de manière opérationnelle, 9 mesures ont été identifiées :

  • Mesure n°1 : mettre en place un baromètre annuel pour mesurer l’ampleur du phénomène et suivre dans la durée l’impact des mesures engagées.
  • Mesure n°2 : transformer le rôle de l’ONVS (observatoire national des violences en santé) en coordinateur national contre les violences en santé (et notamment les VSS) qui assurera plusieurs fonctions essentielles : Dépôt et suivi des signalements saisis sur la plateforme ; Accompagnement psychologique et juridique des victimes par une équipe dédiée ;Mise à disposition d’outils et d’une cartographie des moyens de signalement à destination de tous ; Publication des sanctions et délais pour traiter les affaires liées aux VSS (CNG, Ordres professionnels, principaux établissements).
  • Mesure n°3 : lancer une campagne nationale de communication rappelant à tous les professionnels les moyens de signalement disponibles – dont « l’ONVS 2.0 » – et promouvoir l’application Stop VSST, conçue par les HCL. L’ANAP accompagnera le déploiement de l’application.
  • Mesure n°4 : mettre en place au sein de chaque groupement hospitalier de territoire (GHT) un vivier de référents pouvant intervenir en appui des enquêtes menées pour l’ensemble des établissements voire les mener eux-mêmes. Des formations dédiées seront proposées pour préparer les référents à cette mission.
  • Mesure n°5 : mettre en place un partenariat entre ministères (santé, justice, enseignement supérieur et fonction publique) pour garantir le partage d’information, faciliter le contrôle d’honorabilité des professionnels via l’accès au FIJAIS (fichier des infractions sexuelles) et la généralisation des accords conclus localement.
  • Mesure n°6 : renforcer la légitimité des conseils de discipline par la formation accrue des membres, l’intégration de personnalités qualifiées extérieures dans les conseils de discipline nationaux (CNG et JDHU), la révision de la procédure de saisine des juridiction disciplinaire des hospitalo-universitaires (JDHU).
  • Mesure n°7 : intégrer la prévention et la lutte contre les VSS dans le référentiel de certification des établissements de santé par la Haute Autorité de Santé (HAS) dès le 21 janvier 2025.
  • Mesure n°8 : sensibiliser les étudiants en santé et les professionnels de santé à la prévention et à la lutte contre les VSS, aussi bien dans leur formation initiale que dans leur environnement de travail, avec un focus particulier sur les personnes en position d’autorité (encadrements médicaux, soignants et administratifs ainsi que les maîtres de stage et les tuteurs).
  • Mesure n°9 : intégrer la formation aux VSS dans le cadre de la certification périodique des professionnels de santé à ordre.



Médicaments dangereux : exposition des professionnels à des agents CMR 

Liste indicative des médicaments dangereux selon l’article 18 bis de la directive 2004/37/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 concernant la protection des travailleurs contre les risques liés à l'exposition à des agents cancérigènes ou mutagènes au travail.


Une communication de la Commission européenne du 20 février 2025 établit une liste indicative des médicaments dangereux visant à protéger les travailleurs contre les risques liés à l'exposition à des agents cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques qui peuvent avoir des effets indésirables chez des personnes autres que les patients eux-mêmes, tels que les professionnels exposés.

Cette liste indicative est un outil non contraignant pour sensibiliser aux risques liés aux médicaments dangereux et améliorer la sécurité au travail.

Liste indicative des médicaments dangereux


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